J’ai toujours rêvé d’avoir une vie nomade, petite déjà je voulais faire le tour de France à cheval, et vivre un mois dans chaque ville du pays… Puis en grandissant, j’ai oublié le cheval et j’ai remplacé le pays par le monde. Avec le temps viennent les obligations, et les rêves tout comme les passions, se perdent, se feutrent, s’évanouissent, s’effacent. Un jour, Greg m’a proposé un roadtrip. Pas des vacances, mais quelques mois à travailler à distance, tout en pouvant voyager, découvrir, rendre visite à des amis, voir nos familles, ceux qui sont toujours trop loin ou pas disponibles. Là, je me suis sentie la possibilité de pouvoir concrétiser ce rêve d’enfant qui me semblait être d’une évidence et d’une facilité déconcertante du haut de mon regard innocent.

Greg et moi nous sommes rencontrés alors que nous étions déjà déracinés, vivant et travaillant dans un pays qui n’était pas le nôtre, qui n’était pas un choix de cœur mais un choix professionnel. Résultat : un burn out  et une dépression. Alors le jour où l’occasion s’est présentée, on n’a pas hésité, on a changé de pays, changé de projets, on est repartis à zéro pour une nouvelle aventure, une nouvelle lubie. En se disant encore une fois que ce serait éphémère, parce que la vie est courte et qu’on veut découvrir d’autres villes, d’autres pays, d’autres cultures qui nous correspondent plus, continuer à chercher à tâtons l’emplacement qu’on aura enfin envie d’appeler notre « home sweet home ». Puis le temps est passé, 2 années se sont écoulées (tellement rapidement !), et est restée cette impression de frustration, que quoi qu’on fasse on n’arrive pas à en profiter. Alors on a commencé à passer plus de temps dehors que dans nos travaux, à faire plus de sorties, à planifier plus de voyages. Mais le budget devenant de plus en plus serré, on finissait par devoir se restreindre. Cercle vicieux.

Pour ce projet de roadtrip, certes, il fallait planifier à l’avance, penser à la logistique, au budget, aux dates, aux disponibilités des bonnes âmes qui pourraient nous héberger Greg, moi et Jazz, parce que oui, notre petit Loulou on va l’emmener partout avec nous, autant que faire se peut. Penser aussi à tout ce que ça implique de voyager avec un chien. Beaucoup de préparatifs, de stress, mais pouvoir enfin expérimenter une vie nomade, ça n’a pas de prix, sinon celui de la liberté, celui de pouvoir concrétiser une philosophie de vie, celle que j’avais depuis toujours sans m’en souvenir et que je croyais être folle et irréaliste. Pourtant non, nous ne sommes pas fous, nous voulons seulement profiter de la Life !

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